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Pourquoi le verre ?
Pour ceux qui cherchent une surface parfaitement lisse, c’est le verre qui s’impose. Mais il n’a pas que l’avantage d’être lisse. Il a aussi l’avantage d’être plat, généralement beaucoup plus plat que le plateau de base fourni avec les imprimantes. Il permet donc à la fois d’avoir des premières couches brillantes et de corriger les défauts du plateau. Pour cela il doit être suffisamment épais. 3mm suffisent généralement mais certains préfèrent du 4mm.
Un plateau de 4mm sera un peu plus long à chauffer mais rien de bien méchant. Mais 3mm ou 4mm, comme la température du plateau indiquée par votre imprimante ne tient pas compte du fait que vous avez un plateau de verre par dessus, vous devrez bien laisser chauffer le plateau avant de commencer. Ne démarrez donc pas votre impression dès que l’imprimante indique la bonne température. Attendez 5 à 10 minutes.
Autre avantage du plateau de verre, vous pouvez mettre différents produits dessus pour augmenter l’adhérence : colle, laque etc. Vous arriverez toujours à retrouver une belle surface y compris en utilisant des solvants puissants pour la nettoyer, ce que d’autres matières ne permettent pas. Par exemple, entre le PEI et l’acétone, ce n’est pas le grand amour.
Au chapitre des inconvénients, vous avez le poids qui va alourdir la masse à entraîner et donc obliger le moteur Y à travailler plus et à devoir gérer plus d’inertie. Mais je ne connais pas de cas avérés où ça ait posé des problèmes aux Artillery.
Quel verre choisir ?
Le miroir
Le plus courant est le miroir Ikea. Il est vrai qu’à 7€ les 4, difficile de faire moins cher. Ils existent aussi pour 1€ de plus chez Leroy-Merlin et probablement dans toutes les GSB. Le miroir Ikea est la star des imprimeurs fous. Mais vous n’avez pas le choix de l’épaisseur. Si vous avez un vitrier près de chez vous, vous pouvez lui demander une pièce de la taille que vous voulez et dans l’épaisseur que vous voulez, 3mm, 4mm voire 5mm, soyons fous ! Mais n’oubliez pas de faire abattre les angles pour éviter les coupures !
Le borosilicate
Il y a une autre solution : le verre borosilicate. Là, on, n’est plus dans les mêmes prix ! Il faut compter 25€ pour une plaque de 310x310x3 mm et 13€ une plaque de 220x220x3 mm. Le verre borosilicate, outre qu’il résiste à des températures élevées (ce qui n’est pas très utile pour nous), a une particularité remarquable : il conduit parfaitement la chaleur. SI vous prenez en main un borosilicate qui a été chauffé, vous n’aurez pas besoin de thermomètre pour savoir que la chaleur est parfaitement répartie. Pour moi c’est la meilleure surface si l’on cherche une chaleur uniforme. De plus, il ne se déforme pas et le décollage des pièces est plus facile que sur un miroir.
J’ai eu ça pendant plusieurs années sur mon ancienne imprimante et je n’ai jamais été déçu. Attention toutefois à décoller proprement. Ne forcez pas sinon vous risquez d’abîmer votre plaque, que je trouve assez fragile aux coups. Personnellement, je procède de la façon suivante. Une fois la pièce imprimée, j’enlève la plaque de borosilicate et je la pose sur une surface froide (je n’ai pas dit glacée ! 😉 ) Une table de cuisine par exemple. Comme ce matériau conduit aussi bien le froid que la chaleur, il se refroidit assez vite (plus vite que la pièce imprimée en tout cas) et le décollage est simplifié. Le borosilicate résiste bien à de gros écarts de température et ne s’abîmera donc pas avec ce traitement.
La fixation
Le gros défaut des plaques de verre, à mon sens, c’est qu’elles doivent être fixées mécaniquement au plateau, ce qui n’est pas le cas pour les plateaux magnétiques par exemple. Vous avez deux possibilités.
Les pinces
Avec les pinces de dessinateur de ce genre par exemple. Avantage, ça tient parfaitement. Inconvénient, vous perdez de la surface d’impression puisque votre buse va devoir éviter de taper dedans. Si vous faites de petites pièces, qui n’occupent pas tout le plateau c’est la meilleure méthode.
Les cales
En imprimant des cales qui évitent à la vitre le risque de bouger. Il est inutile de les faire très épaisses. La vitre n’a pas de raison de passer par-dessus. L’idéal est donc de faire des cales qui arrivent à environ 1mm en-dessous de la surface du verre ou au raz. Il y a plusieurs modèles dont celui-ci sur Thingiverse. Prévoyez des verres plus petits que votre plateau avec ce système.

Conclusion
Pour conclure, je dirai que le verre et verre borosilicate ont beaucoup d’atouts, à la fois pour ceux qui recherchent un beau fini et pour ceux qui cherchent la meilleure homogénéité de température possible. Et aussi, bien sur, pour ceux qui cherchent les deux. Pour vos petites pièces, un fini impeccable et pour vos grosses pièces un plateau chauffé uniformément (pour le borosilicate). Et même en prenant un borosilicate, ce sera moins cher qu’un PEI ou un plateau magnétique de façon générale.
Le verre : un très bon choix.